Réaliser ce que nous sommes

C’était un matin parmi tant d’autres, je venais de me poser dans le salon. Je n’avais envie de rien en particulier. Je n’étais ni bien ni mal, j’étais juste là le regard plongé dans le paysage extérieur à travers la vitre face à moi. Puis l’espace d’un instant je réalisais le vide sans vide, l’évidence sans nom. Je ne peux définir ce qui a été vécu à ce moment là, ni nommer cet état juste qu’il était dénué de toute pensée, de toute peur, de toute culpabilité, de tout contrôle, de jugement, de toute histoire, de tout rôle… Il n’était que paix libéré de toute souffrance. 

Il n’existait rien d’autre que cet état. Toutes ces croyances détricotées au fur et à mesure de ces dernières années avec cette impression que cela n’allait jamais s’arrêter, là il n’y avait plus rien qu’un état vide de toute mémoire, de toute attente, de toute projection.. Ce qui restait là embaumait de quiétude l’instant. J’aimerais trouver les mots pour le décrire, mais il m’est impossible. Cela respirait de simplicité. Rien ne pouvait altérer cet état d’équanimité nouvellement atteint. 

Je réalisais ce monde dans lequel je me trouvais, unique. Il n’existe rien d’autre que Moi (la conscience) et les autres (la conscience) que je côtoie ne sont d’une version de Moi sous une autre forme humaine. 

J’avais déjà vécu la sensation d’être vraiment seule au monde dans cette solitude. Une phrase m’était venue alors « Je suis Seule ». Je n’avais pas compris tout de suite le sens avant de réaliser que cette solitude était la rencontre de ce que Je Suis « le Un ». La solitude c’est être dans la vérité de soi-même, c’est être nu et dans l’intimité profonde de Soi. C’est la rencontre avec Soi sans plus aucun filtre, ni de rôle à jouer.

C’est le seul espace ou qu’il est possible de se reconnaitre en tant que conscience Unique en Tout.

C’est dans cet Unicité que le Tout se découvre et se dévoile. Il n’existe pas d’autre Moi et l’autre que je rencontre dans mes expériences, n’est que Moi sous une autre forme. 

Cette solitude mène à la communion dans un changement de perceptive. On voit l’autre et on le reconnait de l’intérieur dans la profondeur. Tout se fait dans un non-faire, tout un paradoxe. Un lien qui se tisse de coeur à coeur.

C’est difficile de mettre les mots sur ce qui s’est passé, le vivre dans chaque cellule du corps était la seule voie qui se présentait, c’est là que vivant s’exprimait pleinement.

Lorsque cela se passe vous réalisez qu’il n’y a jamais eu de séparation que dans la croyance d’Etre autre chose que cette nature qui est derrière toute chose et tout vivant, comme je l’ai déjà écrit quelque part dans un article du blog.

Etre juste là avec ce qui se passe maintenant est une sensation de liberté dans une détente du corps tellement reposante et relaxante. 

Dire que j’ai fait tout ce chemin pour arriver nulle part au final. En réalité je n’ai jamais bougé de l’endroit où je me trouvais depuis le début de cette incarnation dans ce corps. Ce qui bouge c’est juste le film qui se déroule à l’horizontalité.


Quelle rigolade !!!!

Une vraie farce divine 🙂

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