A PROPOS


Lorsque vient le moment la Vie se révèle à elle-même.


Depuis toujours,  je suis habitée par une âme de chercheuse.  Comprendre, savoir, décrypter et découvrir ont été des moteurs ou se cachait un éternel mal-être qui conduira après la trentaine vers un chemin d’éveil.
Durant des années, j’explorerai différentes techniques de développement de Soi. Testant de multitudes thérapies, investissant dans de nombreux stages, séminaires et retraites pour tenter de venir à bout d’un mal qui rongeait le corps. Ne suivant aucune philosophie particulière, j’ai pioché par-ci et par-là de quoi me sustenter le temps d’une accalmie.
En 2009, j’ai quitté le monde de l’entreprise pour m’ouvrir à l’univers thérapeutique. C’est à cette période qu’ont émergé les premières capacités extra sensorielles. Je vivrai la première phase d’ouverture intérieure ou je percevrai l’humain comme un hologramme.
Emergeront ensuite les premiers dessins de géométrie sacrée qui porteront le nom de « Résonance Sonique »et un langage universel qui viendront compléter un protocole d’accompagnement.  Jaillira ensuite toute une connaissance sur la physique quantique, l’humain divin, la cellule primordiale que j’offrirai dans des accompagnements collectifs et individuels. L’enseignement se centrera sur la lecture des structures vibratoires de l’Etre. Les codes quantiques verront le jour, m’aidant à clarifier le monde selon une vision quantique.
Fin 2016, lors d’un voyage en Angleterre avec un groupe, le corps flanchera après une année intense à donner des séminaires, des séances individuelles et des voyages initiatiques sur les programmes structurelles autour de la dualité/unité et l’Ego/mental. De la maladie à la dépression, j’entrerai dans le plus grand dépouillement de moi-même explorant la traversée d’un immense désert dans une solitude totale. Essayant de me raccrocher à ce que je croyais Etre la Vie, luttant pour ne pas lâcher ce que je pensais être une vérité, déversant chaque jour des flots de larmes au grès des vagues de désespoir.
J’étais dans la nuit obscure de l’âme.
LE REVEIL
« Essayer de comprendre ce que l’on Est c’est s’éloigner de ce que l’on Est déjà ».
C’est dans ces vagues de désespoir que je réalisais petit à petit, que je n’avais rien à chercher, ni à guérir, ni à soigner, ni à vouloir, ni à désirer que tout n’était qu’expérience de la vie qui se révélait à elle-même, sous de multitudes formes que prenait le monde tel qu’il se déployait en chaque instant.
Lorsque qu’il a été vu, après deux décennies de travail sur moi-même, qu’en réalité je n’avais rien fait, seulement des expérimentations de croyances, pensant que j’allais m’alléger de mon histoire, m’aiderait à aller mieux. J’ai eu la vision de toute mon histoire compilée et vécue dans le seul et même espace « l’instant ». J’ai été prise d’un fou rire.
La recherche s’estompa quand il a été vu l’impuissance et l’incapacité du personnage à changer ce qui était là. Les pensées ont été vues comme du vide, des bulles racontant des histoires auxquelles le personnage qui guidait ma vie s’accrochait.
La personne que je croyais être n’existait pas. Il n’y a jamais eu personne pour vivre l’éveil, juste un film qui se déroulait sous les yeux. C’est la conscience qui se joue d’elle-même pour se reconnaitre dans ce film qu’est la Vie.
Une nuit, il y a eu une vision de dissolution de toutes les limites du corps me plongeant dans le vaste espace, immense et infini. Il a été vu toutes ces pensées émergeant du vide. La peur disparue. Le mot absorption est apparu. Les jours suivants, il y a eu des allées retours entre la Présence avec des moments de joie, de paix et des peurs qui rejaillissaient. Des vertiges sont apparus donnant l’impression d’une spirale qui ramenait vers le coeur. Ces vertiges dureront toute la période de retournement de la conscience vers l’intérieur.
Un vide d’ou émet un silence profond prit place.  J’étais tout ce qui se vivait et il n’y avait pas de moi séparé. Tout surgissait de ce même instant unique, indéfinissable et immuable.  Il n’y a aucun mot pour définir cela juste une invitation à se glisser dans ce cocon paisible, déroulant le vivant qui se chevauche dans l’instant, donnant la forme à ce monde dans lequel il est dégusté toutes les tonalités inimaginables.
La joie qui en exulte en est la fragrance et  l’émission de l’amour qui en émane donne la vibration au vivant.
Tout devient alors si simple, léger et paisible.
 Samia Aïssaoui